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 Le Sabre fait partie des avions mythiques de l'aéronautique, fer de lance de l'US Air Force lors de la guerre de Corée. La version H, ou « Sabre Hog », de cet appareil, est passée relativement inaperçue. Elle n'a jamais connu le feu, et a plutôt servi de transition avant l'entrée en service du F 100 Super Sabre. La maquette Special Hobby est magnifique. Elle est surtout bien servie par un magnifique Box-art qui m'a immédiatement donné envie de réaliser ce jet. Je vous invite, à travers ce pas à pas, à découvrir ce très beau kit, et les légères améliorations à y apporter pour rendre cette maquette encore plus fine.
Le cockpit : Le cockpit est bien fourni d'origine avec de la photodécoupe. Certaines pièces en plastique sont toutefois à affiner ou remplacer.  La cloison, notamment, n'est pas très réaliste et a été refaite. On se sert de la pièce d'origine comme gabarit pour qu'elle s'intègre bien dans la cellule.  Pour compléter le détaillage, on utilise des profilés ou sections de carte plastique de différentes tailles ou diamètres.  Le siège est amélioré en se fiant aux schémas et photos du « Air Force legends 212 » de Steve Ginter sur le Sabre Hog. Le flexible d'oxygène du siège est réalisé en entourant du fil de cuivre autour d'un profilé de plastique  Les différents éléments du cockpit les plus visibles de l'extérieur ont été retravaillés ou modifiés. La structure tubulaire du siège éjectable a été faite (et écrasée en fin de montage en reposant de façon intempestive un pot de peinture !) en profilé Hobbykit de 0,5 mm de diamètre.  . PPeinture du cockpit : Tout l'habitacle est peint en gris (un mélange de noir et de blanc tout simplement) et verni en brillant pour faciliter la diffusion d'un jus sépia.  Différents cadrans sont repiqués en noir (en suivant toujours le « Ginter »). Les éléments en photodécoupe sont gravés en creux. Pour en faire ressortir les détails, on peut diffuser un jus blanc.  Comme il n'y a pas de tenons de positionnement, des bandes de carte plastique peuvent être collées pour aider à refermer la cellule.  On en profite pour découper la gouverne de direction et placer celle qui va avec la décoration sélectionnée.  Tous les éléments de l'habitacle reçoivent un jus de peinture pour artiste sépia allongé au white spirit.  Tous les éléments reçoivent un voile de vernis matt Xtracrylic dilué à l'eau déminéralisée.  Les flammes « Remove Before flight » sont réalisées en feuille d'étain et peint en rouge H 86 Gunze.  Ces bandes sont placées sur le siège. Elles apportent de la couleur à cet habitacle bien gris. Les autres flammes sont réservées pour les finitions.  Trains et puits de trains : Les jambes de train sont ébavurées. Le plastique étant très tendre, il faut faire attention lors du ponçage à ne pas perdre le profil cylindrique des fûts. Ces derniers sont légèrement détaillés grâce à l'ajout de durits en fil d'étain.  Les trains sont peints en alu Alclad. Un jus à base de « smoke Tamiya » dilué avec de l'eau permet de faire ressortir la gravure.  Un brossage à sec alu permet d'accentuer les contrastes en « éclairant » les arêtes de la pièce.  Les roues sont d'abord peintes en « Tire Black » Gunze. On protège ensuite le pneu en diffusant du masque liquide (type Maskol) le long de la jante. Puis on termine par un drybrush alu de la jante qui en fait ressortir les détails.  le train, peint et patiné, est réservé pour la fin du montage.  Le puits de train avant est bien vide d'origine. Quelques fils de cuivre et d'étain lui donneront un peu de vie.  Les puits de trains principaux, basiques sur l'appareil réel, voient les vérins de rétractions faits en fil de cuivre et coton tige étiré.  Les trappes de train sont bien gravées et relativement fines d'origine. Seules celles du train avant (trop épaisses) sont refaites en carte plastique fine.  Le montage :
Les bords de fuite sont affinés avant collage. Il sera tout de même nécessaire de les poncer après collage, et de regraver les lignes de structure disparues. Au moment de refermer le fuselage, je me suis aperçu que le tableau de bord en photo découpe était bien trop large ! Il a fallu le couper et affiner les parois sur lesquelles il devait se placer.  Un premier montage à blanc ne laisse pas apparaître de difficultés particulières, ce qui tombe bien si on veut réaliser une finition aluminium. Les collages se font à la cyano. Celle-ci durcit bien et peut servir de mastic qui ne se verra pas sous une couche d'aluminium.  Une fois le fuselage collé et les joints poncés, il est nécessaire de regraver les lignes de structure disparues. Pour ces lignes droites, la pointe à graver Trytool ou Tamiya est très performante.  La partie mobile du Sabre H ne coulissait pas en arrière comme sur ses prédécesseurs, mais basculait vers le haut. Il faut donc découper la partie fixe à l'aide d'une scie Tiger.  Cette opération implique que l'on doive détailler la partie inférieure de cette verrière à l'aide de carte plastique et de fils de cuivre.  Sur mon exemplaire, il y avait un décalage important entre la pièce en cristal et le fuselage. L'avant du pare brise a été reconstitué en carte plastique et poncé. La transparence du pare brise a été récupérée avec de la toile émeri Micromesh et en terminant par un polissage au Compound Tamiya.  Les réservoirs profilés sont fournis incomplets par Special Hobby. Il faut confectionner de fines ailettes en carte plastique pour les rendre conformes.  La peinture : Après avoir poli le plastique au Micromesh, Les parties de l'appareil recevant les couleurs blanches et vertes sont peintes en premier. On passe d'abord le blanc Gunze allongé avec le diluant de la marque...  Les bandes vertes sont ensuite peintes en suivant bien parallèlement les caches pour éviter tout débordement de peinture sous l'adhésif.  Le vert préconisé par la notice, le Gunze H 26 est très semblable à celui des décals de dérive et des stabilisateurs. C'est au niveau de l'entrée du réacteur que le masquage est le plus complexe.  Après avoir masquées les zones déjà peintes, on peut diffuser une couche d'aluminium Alclad. Cette teinte est très réaliste et surtout c'est une des plus résistantes de la gamme Alclad.  Après avoir réduit le pouvoir adhérent de la bande cache Tamiya, en la collant et décollant plusieurs fois, on masque certains panneaux pour pouvoir réaliser différentes tonalités d'aluminium. Il est conseillé de commencer par les teintes les plus sombres qui sont plus résistantes à l'arrachement.  Le résultat et les teintes utilisées, soit pures soit en les mélangeant.  On procède de la même manière pour les teintes claires. Ce panneling résulte de l'observation de photos de l'appareil réel.  On peut jouer sur la transparence des teintes Alclad et réaliser des nuances en diluant les peintures avec du diluant cellulosique. On peut ainsi délicatement marbrer, strier le fuselage, réaliser des nuances au niveau des tuyères ou au sein d'un panneau. le résultat intermédiaire, avant pose des décals et jus.  Pose des décals
La pose d'un grand décal avec un damier est toujours problématique. L'usage de produits assouplissants est quasiment obligatoire, surtout comme ici quand les protubérances sont nombreuses.  On commence par déposer du Microset (ou équivalent), qui va permettre au décal de mieux adhérer. On réduit ainsi les risques de bulles d'air coincées dessous.  On appuie délicatement sur le décal pour le faire adhérer. Puis on le frotte pour faire partir au maximum l'air qui resterait dessous.  C'est à ce moment qu'on utilise un assouplissant, comme le Microsol (qui existe dans d'autres marques). Il faut utiliser ce produit avec parcimonie et ne plus toucher au décal tant qu'il n'est pas sec. Ce dernier va se « friper » dans un premier temps (et c'est là qu'il faut résister à la tentation de le frotter) pour ensuite épouser les contours de la maquette.Le décal rentre bien dans les lignes de structure. Il donne l'impression d'avoir été peint et non posé sur la surface de la maquette. Il faut quand même plusieurs applications, et beaucoup de patience, pour que le décal épouse parfaitement les formes les plus complexes... Mais le résultat en vaut le coup !  Finitions
Un jus sépia est diffusé dans les lignes de structure et casse un peu le clinquant de l'aluminium sans en atténuer les reflets intéressants. C'est la seule patine que je ferai sur cet appareil, les photos à ma disposition montrant un avion bien entretenu.  Tous les sous ensembles peints et patinés séparément sont présents et peuvent être rapportés. Les trappes obturant les entrées et sorties du réacteur et les flammes remove before flight apportent de la couleur à l'ensemble.  Ce Sabre appartient 34th Fighter Day Squadron du 413 Fighter Day Group, reconnaissable aux parements et damiers blancs et verts. Cette unité était basée au George AFB en Californie en 1955.  Les Sabres H étaient considérés comme relativement difficile à piloter par les pilotes fraîchement sortis des écoles de pilotage.  Le Sabre Hog a connu de gros problèmes de maintenance. Du fait de sa courte carrière, le personnel ne put être véritablement formé et les pièces de rechange ou les outils spécifiques à son entretien furent produites en trop petit nombre pour pourvoir toutes les unités efficacement. Le temps que tout se mette en place, et le F 100 C arrivait déjà.  L'extrémité des réservoirs supplémentaires a été éraillée après avoir été peinte en vert. Beaucoup d'unités reprenaient les « couleurs » du squadron sur les réservoirs supplémentaires. Ce n'est peut être pas le cas pour cette unité, mais je trouve ça plutôt agréable à l'oeil.  Conclusion : Special Hobby a produit avec ce Sabre Hog un excellent kit, relativement facile à monter et permettant des décorations variées, allant de l'appareil à camouflage SEA aux jets aluminium hauts en couleurs en passant par une série de Sabres rouges « haute visibilité ».    |